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Conditions de navigation du Nord vers l’Est

MessagePosté: Ven 14 Sep 2012 11:36
par La Glissoire
Le 12 Septembre 2012
A
Madame la Directrice
Direction Interrégionale du Nord-Est
28 bd Albert 1er – Case officielle n°80062
54036 NANCY cedex
Copie à: - DGIMT Mr Bourven - VNF Mr Papinutti
Objet : Conditions de navigation du Nord vers l’Est
Madame,
L’accès des ports de la région Nancéenne et au-delà vers Strasbourg en venant du Nord va se trouver une
nouvelle fois compromise à partir du 15 Septembre :
- A cette date en effet commence le chômage sur le Canal de l’Est branche Nord rendant
impossible la navigation entre Troussey et le Nord et la Belgique par la Meuse.
- La liaison est déjà impossible par le canal de la Marne au Rhin en venant de Reims ou
de Paris du fait d’un abaissement du plan d’eau dans le bief de partage (Bief de
Mauvages à Demange-aux-eaux) : le tirant d’eau autorisé est en effet limité à 1m40
jusqu’à une date non précisée, privant les bateliers d’une capacité de chargement de
30% rendant ainsi les transports impossibles à réaliser dans des conditions de
rentabilité minimum.
Nous vous demandons dans l’urgence :
1- De reporter la date du chômage sur la Meuse jusqu’à ce que les conditions normales d navigation
soient rétablies à Mauvages
2- D’affecter les crédits suffisants pour assurer les pompages suffisants pour remonter le bief de
partage dans les délais les plus brefs.
3- De garantir l’indemnisation de tous les transporteurs qui se trouveraient immobilisés du fait de ces
anomalies.
Nous attirons votre attention sur le fait qu’une nouvelle fois, le réseau Nord Est se trouve défaillant et
contribue de cette façon à créer des problèmes aux quelques clients de la voie d’eau : tout laisse à penser
qu’il s’agit là d’une stratégie coordonnée pour dissuader les rares entreprises qui font encore appel au
transport fluvial.
Visiblement, le service fait peu de cas de ce qui devrait être sa préoccupation première : garantir la
navigation des bateaux de commerce sur son réseau. Il nous parait évident que les multiples défaillances
renouvelées ces dernières années sont, sinon encouragées, au moins tolérées par la Direction de VNF et du
Ministère sans que soit manifestée l’exigence d’une fiabilité satisfaisante du réseau.
Nous vous remercions de nous indiquer en retour la décision que vous prendrez.
Pour La Glissoire, le secrétaire National
Jacques DELHAY
Syndicat Professionnel de la Batellerie Artisanale
E Mail : syndicat.laglissoire@gmail.com
Pour tenir compte des difficultés de liaisons résultant de l’itinérance de notre profession,
merci d’adresser le courrier en double exemplaire :
Mr Daniel CLAEYS –Président – BP 1 - 77130 MAROLLES SUR SEINE calimero-fluvial@hotmail.fr
Mr Jacques DELHAY – secrétaire – 1158 Chemin du halage – 59500 DOUAI ms.esmeralda@proximus.be

Re: Conditions de navigation du Nord vers l’Est

MessagePosté: Lun 17 Sep 2012 15:08
par La Glissoire
Le 17 Septembre 2012

A
Madame la Directrice
Direction Interrégionale du Nord-Est
28 bd Albert 1er – Case officielle n°80062
54036 NANCY cedex

Copie à: - DGIMT Mr Bourven - VNF Mr Papinutti
- Bruno Cossiaux, Claeys Daniel.

Objet : Conditions de navigation du Nord vers l’Est

Rèf : -Mon courrier du 12 Septembre 2012
-Votre réponse du 14 Septembre


Madame,

Je vous remercie de votre réponse , et j’ai pris bonne note que la date du début de chômage sur la Meuse est bien le 15 Octobre et non le 15 Septembre comme indiqué par erreur dans mon courrier. Cela laisse donc un peu de temps pour rétablir la navigation dans des conditions normales sur le secteur de Demanges aux eaux, et nous vous remercions d’avoir répondu favorablement à notre demande de ne pas commencer le chômage sur la Meuse si le problème n’est pas résolu sur le canal de la Marne au Rhin.

Suite à mon appel téléphonique du Samedi 15 Septembre après midi , votre collaborateur de Bar Le Duc, Mr Malingray m’a rappelé et indiqué que l’alimentation des biefs du versant Marne depuis l’écluse N° 1 de Demanges aux eaux jusqu’à l’écluse 8 était assurée par le bief de partage, sachant qu’à l’aval de la 8, une prise d’eau dans la rivière d’Ornain permet de tenir les biefs à bon niveau.

Il m’a également indiqué que la station de pompage de Vacon fonctionne avec 3 pompes de 900 m3 chacune (sur les 4 pompes installées) et remonte l’eau à 40 mètres pour la déposer dans une rigole qui ramène l’eau par gravité dans le bief de partage, à l’amont de l’écluse N° 1 de Mauvages.

Il m’a précisé à ma demande que la rigole peut être considérée comme étant en bon état et que 80 à 85 % des volumes pompés à Vacon sont restitués dans le bief de partage : nous considèrerons qu’il est restitué 2000 m3 en sortie de rigole.

Sachant que ce bief a une longueur totale de 9 Kms auxquels il faut ajouter 3 Kms de l’embranchement de Houdelaincourt (soit 12 Kms au total) j’ai estimé la surface du plan d’eau de la façon suivante :
- Partie souterrain + tranchées d’accès : longueur 6000m X largeur 7m = 42 000 m2
- Partie section courante : longueur 6000m X largeur 20m = 120 000 m2

Il y a donc une surface de 162 000 m2 à remonter de 0m 50 à minima pour rétablir la possibilité de passer à 1m80 de tirant d’eau : cela représente un apport nécessaire de 162 000 m2 X 0,50 = 81 000 m3 que nous arrondissons à 90 000 m3 .

Sur cette base, il faut 45 heures de pompage à 2000 m3 pour relever le plan d’eau du bief de partage. Or ce niveau a chuté depuis le début du mois d’Aout ! Il y a donc un problème quelque part, et nous souhaitons avoir les précisions sur ce que devient l’eau pompée à Vacon : nous sommes en effet en droit d’imaginer quelques hypothèses :
1- Le débit des pompes n’est pas celui annoncé (combien de pompes et dans quel état ?)
2- Les pompes ne fonctionnent pas en continu ?
3- Des pertes importantes sont « consommées » sur la rigole ?...
4- Les berges du bief de partage ne présentent pas une étanchéité satisfaisante ?
5- Des pompages agricoles sont effectués sur la rigole ou dans les biefs ?
6- Les alimentations par les vannes des écluses pour tenter de maintenir les biefs Jusqu’à l’écluse 8 versant Marne et jusque Void versant Meuse sont plus importantes que les volumes apportés par pompage ?

Quelle que soit l’hypothèse que l’on émet, le résultat est que les volumes de pompage annoncés sont évaporés quelque part dans la nature et ne permettent pas de remonter le plan d’eau.

Nous vous demandons de nous indiquer
- si des contrôles de débit ont été effectués en début de rigole (à la sortie des pompes) et en sortie de rigole,
- Si le débit exact des lachures d’eau aux écluses de Demanges aux eaux et de Mauvage est mesuré ,
- Si des problèmes de mauvaise étanchéité de la cuvette du canal dans le bief de partage et dans les biefs avals sont identifiés et si des travaux de colmatage ont été entrepris ces dernières années..

Nous vous remercions de nous transmettre les données en votre possession.

Mr Cossiaux m’a indiqué ce matin que vous l’avez informé que dès aujourd’hui vous alliez prendre les dispositions pour remettre en fonctionnement la 4° pompe de Vacon : nous vous remercions de nous le confirmer et nous souhaitons être tenus au courant de l’impact de cette disposition sur l’évolution des niveaux des biefs.

Dans cette attente, nous vous prions de croire à nos salutations respectueuses.

Pour La Glissoire,
Le Secrétaire National,

*
Jacques DELHAY

courrier du 28 09 12

MessagePosté: Lun 1 Oct 2012 19:00
par La Glissoire
Le 28 Septembre 2012

A
Madame la Directrice
Direction Interrégionale du Nord-Est
28 bd Albert 1er – Case officielle n°80062
54036 NANCY cedex

Copie à: - DGIMT Mr Bourven - VNF Mr Papinutti
- Bruno Cossiaux, Claeys Daniel.

Objet : Conditions de navigation du Nord vers l’Est

Rèf : -Mon courrier des 12 et 17 Septembre 2012
-Vos réponses des 14 et 27Septembre



Madame,

Les éléments que vous nous fournissez nous posent des problèmes de compréhension sur la démarche du service :
1/ pourquoi 6 pompes à Voids-Vacon quand il n’y a pas l’énergie électrique pour les faire fonctionner ?
2/ que signifie « étude ancienne » pour estimer le volume refoulé : quelle est sa valeur aujourd’hui ?
3/ vous faites état de 34000m3/j de pompage fourni : cela représente à peine plus que le débit d’une pompe et demi alors que vous annoncez que 3 pompes sont en action.
4 / Il est impossible d’utiliser le potentiel de la station de relevage de Toul-Valcourt avant le 1ER Octobre pour cause de mauvaise étanchéité de la rigole : pourquoi avoir attendu la pénurie d’eau pour effectuer les travaux ?
5 /vous nous indiquez que les mesures de débit à l’entrée et à la sortie de la rigole de Vacon sont en cours : nous nous en réjouissons, mais il nous semble que ces contrôles devraient être faits régulièrement : il s’agit d’une tache simple qui peut être réalisée par un agent formé et disposant du matériel adéquat, pour peu que l’on ait prévu de configurer des points de prélèvement régulièrement curés.

Des informations que nous avons reçues par ailleurs, il apparait que ces problèmes de maintien du bief de partage se renouvellent d’année en année. Pourtant aucune mesure, aucun investissement ne semblent avoir été prévus ces dernières années:
- une installation de pompage depuis St JOIRE aurait permis de relever l’eau de l’Ornain pour tenir les biefs de l’écluse 1 de Demanges jusqu’à l’écluse 8, économisant les pertes dues à l’évaporation et aux infiltrations sur les 7 KMS du versant Marne. Sachant que l’eau déborde au dessus des portes sur les écluses situées à l’aval, il eut été judicieux d’envisager de la remonter, d’autant plus que la bonne tenue des biefs considérés ne pourrait qu’avoir un effet des plus bénéfiques sur la nappe phréatique de l’Ornain dans la zone .
- Un ouvrage simple de type porte de garde ou rainures à batardeau à l’entrée du bras d’Houdelaincourt permettrait en cas de pénurie importante d’isoler les 3 Kms de ce bras et d’économiser les pertes , sachant que de toutes façons l’accès au silo est impossible quand les niveaux sont trop bas.
- Pour le moins, la tenue parfaite de tous les ouvrages liés aux pompages aurait permis de relever l’eau de la Moselle et de renforcer les pompages de Voids-Vacon depuis le début de la saison, donc de maintenir la navigation de transit.

De telles dispositions supposent une volonté de fixer comme priorité absolue des services la garantie de navigation de commerce et d’y affecter les moyens : ce n’est hélas pas le cas.

Nous ne pouvons que déplorer ces états de fait qui ajoutent des difficultés pour les bateliers déjà largement pénalisés par l’état général déplorable des canaux et rivières : la question se pose sérieusement de savoir s’il s’agit d’une incapacité des services à assurer un minimum de fiabilité de nos voies d’eau ou s’il s’agit d’une orientation programmée de laisser dépérir le réseau jusqu’à son extinction définitive.

Je vous prie de croire à mes salutations respectueuses.


Le secrétaire National de la Glissoire

Jacques DELHAY
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